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Un mécanicien écrasé à Jarry et un Pointois atteint de trois coups de couteaux

Written by on 19 avril 2020

Est-ce le signe de la reprise progressive de l’activité et d’un déconfinement manifeste — mais avant l’heure — d’un certain nombre d’individus ? Dans tous les cas, des faits tragiques, et qui avaient disparu depuis le début confinement, font leur grand retour. C’est à lire ici.  Des drames humains. Et encore des drames, avec en prime du trafic de stupéfiants qui ne semble pas connaître la crise ! Alors que certains faits avaient totalement disparu des écrans radars depuis le début de confinement, force est de constater qu’ils commencent à faire leur grand retour. Et ce, même si la date du 11 mai n’est pas encore atteinte.

En témoigne tout d’abord cet accident du travail survenu, ce mardi en toute fin de matinée, au sein de la concession automobile SGDM, à Jarry. À en croire le premier appel d’urgence, reçu à 11 h 58 par les pompiers, un employé de cette structure, déjà inconscient, aurait été « écrasé sous un camion. » Malgré l’intervention d’une ambulance, d’un véhicule de secours routier et la présence d’un chef de groupe, aux côtés d’un équipage du Smur, il était déjà trop tard pour espérer sauver le malheureux. Près d’une heure plus tard, le constat, glaçant, se propageait sur les ondes des secours : « La victime, âgée d’une cinquantaine d’années et employée de la structure, est décédée, rue de l’Industrue (à Jarry, NDLR) » suite à cette collision accidentelle.

Renversé et traîné durant une manœuvreLe chauffeur de l’engin impliqué dans ce drame est particulièrement choqué. Le camion a, pour sa part, « été laissé sur place », ont encore précisé les pompiers, non sans indiquer qu’une « prise en charge psychologique sera effectué au cas par cas », parmi les employés de la SGDM et les témoins de l’accident.

Du côté de la gendarmerie, à qui les investigations ont été confiées, les premiers témoignages, ainsi que les constatations recueillies, ont permis de reconstituer le drame dès le milieu d’après-midi. « Il apparait que le tracteur d’un ensemble routier, sans remorque ni plateau, ait tout d’abord refusé de démarrer. Le conducteur a donc fait appel à un mécanicien de la concession pour lui venir en aide », a ainsi indiqué la gendarmerie.

Après être parvenu à redémarrer, le chauffeur routier aurait alors débuté ses manœuvres. « Le mécanicien semble avoir fait le tour de la cabine et était visible dans le rétroviseur. Pour le reste, ça reste encore flou. Alors que le camion débutait sa manœuvre et commençait à tourner, la victime se serait retrouvée dans un angle mort. C’est à ce moment-là qu’elle serait passée sous les roues du tracteur et aurait été traînée sur une certaine distance. Le conducteur, après ce choc, aurait stoppé sa manœuvre », ont encore souligné les enquêteurs.

Une concession autorisée à poursuivre son activitéAlors que les auditions du principal mis en cause — à savoir, le chauffeur du tracteur routier — n’ont pas encore débuté, tout indique, grâce aux dépistages réalisés, qu’il ne se trouvait ni sous l’empire d’un état alcoolique, ni sous l’influence du moindre stupéfiant. « En parallèle, une autopsie de la dépouille est prévue ce mercredi », ont enfin glissé les gendarmes.

A noter que la concession SGDM dispose d’un garage et fait, par conséquent, partie de ces entreprises autorisées à poursuivre leur activité en cette période de confinement.Coups de couteaux à Pointe-à-Pitre : la victime très défavorablement connueMalheureusement, ce n’est pas l’unique drame humain ayant mobilisé les forces de l’ordre, ce mardi. Chez les policiers du commissariat central de Pointe-à-Pitre, patrouille sérigraphiée et enquêteurs de la Sûreté départementale ont, pour leur part, concentré leur attention sur une agression commise par arme blanche « entre midi et 14 heures. »

Boulevard Légitimus, à Pointe-à-Pitre — et plus précisément au niveau d’une cour d’immeuble adjacente —, un quadragénaire a été atteint, de manière particulièrement sanglante, par plusieurs coups portés par une arme blanche. « Présentant plusieurs plaies hémorragiques, cette victime a été évacuée en urgence absolue vers le CHU, après avoir été médicalisée sur place et stabilisée par les urgentistes du Smur. »

Quoi qu’il en soit, son pronostic vital ne serait pas engagée. « Ce que l’on peut dire en cette fin de journée, c’est que l’individu en question, qui est loin d’être inconnu de nos services, a été touché à trois reprises au niveau du ventre et des cuisses. »

Mieux : un suspect aurait d’ores et déjà été identifié. En fuite, « il reste pour l’heure recherché. » Quant aux motifs de cette agression par arme, même s’ils demeurent inconnus, ils semblent clairement liés à un règlement de compte. « Tout laisse à penser que la victime n’ignore en rien pourquoi elle a été visée. Ce qui est évident, c’est que dans cette affaire, nous ne sommes clairement pas en face d’une personne qui allait tranquillement faire ses courses avant d’être agressée par un fou dangereux ou un malade mental », a clairement résumé une source proche de l’enquête.Déconfinement notable parmi la petite délinquanceLa reprise de l’activité économique ? Si ce n’est clairement pas gagné pour le secteur touristique et nombre d’entreprises, dans tous les cas, ça démange la petite délinquance qui a d’ores et déjà commencé à se déconfiner pour tenter de faire fructifier des business totalement illégaux.

En témoigne le bilan d’une opération de police menée dans des secteurs sensibles de l’agglomération pointoise par les services de police du commissariat central, ce mardi. « Des interpellations ont été réalisées. Au-delà du trafic de drogues, il s’agissait de faire comprendre à ces personnes que le respect des mesures de confinement face au Covid-19 les concernent aussi », ont justifié les fonctionnaires de police.

Sans surprise, ce phénomène de la reprise des « deals » n’échappe malheureusement pas aux gendarmes. Ainsi, en fin de semaine dernière, des individus circulant en voiture et sans attestation valable, ont été appréhendés en possession d’herbe, dans le Sud Basse-Terre. Une information confirmée par le procureur de la République de Basse-Terre, Jean-Luc Lennon : « Une personne au moins, a effectivement été interceptée du côté de Bologne et a rapidement reconnu vendre des substances depuis 2017. Au regard des perquisitions, elle plantait du cannabis à son domicile, mais a admis en acheter également pour de la revente. Elle devait être jugée en comparution immédiate ce jour, même si je n’ai pas encore eu le retour. En tout état de cause, c’est une personne qui avait déjà été identifiée lors d’une opération réalisée voici quelques mois dans le secteur de Père-Blanc et qui a refait parler d’elle de manière fortuite. »
 Détour du côté des îles insulaires et de l’activité maritimeAutre sujet remontant également à la fin de semaine dernière, mais à Marie-Galante cette fois (et que nous avions déjà évoqué) : un règlement de compte, avec des tirs en direction d’un homme cherchant désespérément à quitter l’île. Les deux suspects, ramenés par des gendarmes mobiles après leur placement en garde vue et bénéficiant jusque-là d’un placement sous contrôle judiciaire à l’issue de leur déferrement devant le parquet, ont finalement obtenu un délai pour préparer leur défense, à l’issue de leur renvoi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. « Ils devraient comparaître à nouveau le 25 mai prochain et demeurent sous contrôle judiciaire », nous a-t-on fait savoir.

Pour terminer sur une touche plutôt positive, glissons que les douanes sont également pleinement engagées, aux côtés de la brigade nautique de gendarmerie et depuis peu des patrouilles opérées par le porte-hélicoptère amphibie Dixmude de la Marine nationale, autour de contrôles côtiers. « Au niveau de la côte sous-le-vent et du sud Basse-Terre, ces opérations, rien que pour les douanes, ont permis de verbaliser une vingtaine de plaisanciers depuis le début du confinement », confirme le procureur de Basse-Terre, après des informations relayées ce jour par Guadeloupe Première la radio. Et de noter : « Cette expérience nous donne des idées pour l’avenir. Notamment en matière matière de répression à des infractions ou délits à la police de l’environnement. » Nous voilà prévenus.  


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